mercredi, septembre 14, 2005

Un pingouin dans mon PC... enfin presque

J'ai essayé ces jours-ci de reconvertir mon vieux PC en poste sous Linux. J'ai donc choisi de faire simple, c'est à dire de télécharger la version Ubuntu du célèbre système d'exploitation, qui est réputée pour sa facilité et sa fiabilité. Bref, je rapatrie donc l'image-disque du CD d'installation, je la grave, je redémarre le PC, et là, miracle : le PC redémarre sous Linux et commence la procédure d'installation en français, avec un sympathique menu qui détaille chaque étape. Je choisis donc d'installer ce beau système sur le deuxième disque dur du PC, le premier étant encore occupé par Windows. Seul problème : arrivé au moment d'installer les éléments de base du système, le programme m'explique qu'une erreur de lecture l'empêche de récupérer le fichier libopt-quelque chose, et que donc il se voit dans l'impossibilité de continuer l'installation. Bon. Ça commence mal. Heureusement, on peut passer en mode console et taper quelques commandes. Je réussis alors, après moults tâtonnements, à monter mon disque Windows et, de là, à monter l'image disque d'Ubuntu, pensant pouvoir y récupérer les fichiers manquants ou, tout au moins, pouvoir relancer l'installation à partir de cette image... Fol espoir. Impossible de savoir comment démarrer l'installeur ! Après une série de manipulations dont je vous passe le détail, je décide donc, la mort dans l'âme, de sacrifier un nouveau CD pour y graver l'image disque. Mais cette fois-ci, je m'empare d'un CD-RW. Même motif, même punition. L'installleur s'arrête faute de pouvoir lire un des fichiers du CD. Grrr ! Je télécharge alors à nouveau une image disque, cette fois à partir de mon Mac, et j'utilise les commandes Unix d'Apple (drutil et hdiutil) pour effectuer la gravure, en prenant soin d'imposer une vitesse de gravure lente (2x). Evitons tout suspense : la vérification du disque a échoué. Et j'ai eu beau m'y prendre une dizaine de fois, en essayant différents paramètres, le résultat est le même. Du coup, je me demande si monsieur Ubuntu ne sabote pas ses images disques pour qu'on lui commande un beau CD payant... Mmmhh ? (je sais, je vais me faire massacrer par les inconditionnels, tant pis). En attendant, mon aventure avec Ubuntu est remise à plus tard. Quand un copain me passera un bon CD qui marche bien.

4 Commentaires:

Anonymous Anonyme a écrit...

Je ne pense pas qu'il soit possible de
"saloper une image ISO", comme tu le
prétends: une image ISO est une suite
d'octets comme n'importe quel fichier, et
si elle était salopée, c'est au moment de
la télécharger que tu t'en rendrais
compte, pas après.

Je te signale par ailleurs que quand on
télécharge une image ISO, on peut
généralement trouver à proximité une
checksum qui permet à tout bon
programme de gravure de vérifier
l'intégrité du téléchargement. L'as-tu
fait?

En tout cas, ce n'est
sûrement pas pour te vendre une Ubuntu
qu'on saloperait l'image, vu que les
Ubuntu ne sont pas vendues, mais distribuées
gratuitement (on ne te fait payer que les
frais de port).

A mon humble avis, c'est
plutôt ton graveur qui merde. Laisse-moi
deviner: c'est un lecteur de DVD qui
sert aussi de graveur de CD, non? Ce
n'est pas fiable du tout, j'en suis
navré pour toi mais c'est ainsi. Une
copine à moi a d'ailleurs dû faire
changer deux fois le sien; il était
livré en standard sur une machine d'une
marque que je ne citerai pas parce que
tu l'as déjà reconnue...

Merci de ne pas
dire du mal des philanthropes d'Ubuntu
quand il faut incriminer les économies
de bout de chandelle de l'informatique
commerciale.

Je te signale enfin que le CD-RW est
lui aussi une technologie rendue
totalement obsolète par la baisse du
coût des CD-R, et qui de surcroît
n'avait jamais été
fiable. Je me trompe ou tu n'avais pas
testé ton CD-RW depuis quatre ou cinq
ans?

Je suis sûr que quand tu étais à l'école,
ton institutrice t'a cité le vieil
adage sur les mauvais outils et les
mauvais ouvriers...


Poil de lama

15 septembre, 2005 00:34  
Blogger DS a écrit...

OK, OK ! Je m'attendais à une réaction de ce genre... Il faut dire que le ton volontairement provocateur de mon billet allait dans ce sens. Bon. Reprenons. D'abord, évidemment que j'ai lancé une vérification du checksum de l'image ISO. Elle était bonne. Evidemment que les "philanthropes" d'Ubuntu ne cherchent pas à m'arnaquer : c'était une phrase malheureuse, je l'admet, qui illustre bien par ailleurs la méfiance (la paranoïa) qu'on peut avoir à l'égard des éditeurs en général. Et c'est vrai que j'utilise un graveur de DVD pour graver mes CD. Mais c'est le modèle le plus standard du marché, un Sony DRU-800A, lequel n'a aucun mal à produire des CD audio et même des DivX qui fonctionnent sur mes appareils de salon. Reste la question du support. J'ai d'abord essayé un CD-R standard, puis j'ai préféré éviter de bouziller toutes mes réserves de disques, raison pour laquelle j'ai ensuite utilisé un CD-RW. Bon, c'est vrai : je ne l'ai pas utilisé depuis deux ou trois ans. Mais quand même ! Je suis allé jusqu'à procéder à un effacement complet qui a duré plus d'une demi-heure. Et à chaque fois, le résultat est le même. La gravure échoue ou l'installation de Ubuntu refuse de continuer. Bref, pris par le temps, je pense que je dois abandonner ces manipulations et attendre qu'un bon copain (suivez mon regard) me fasse une bonne copie de son propre CD...

15 septembre, 2005 08:47  
Anonymous Ludé a écrit...

Ben en attendant ce genre de mésaventure n'arrive pas sous Windows. installation 15 minutes montre en main et ça marche..;

Linux a encore des efforts - beaucoup d'efforts - à faire.

19 septembre, 2005 12:27  
Anonymous Yves a écrit...

J'ai eu le même problème à partir d'un cd que m'a envoyé Canonical, donc pressé. Or à partir de ce CD, j'ai déjà installé plusieurs fois UBUNTU sans problème et aussi par la suite.
Le problème vient du fait que windows est installé sur le disque dur, car si on supprime windows, Ubuntu s'installe sans problème. Ce problème est dépendant du matériel (carte mère,disque dur?), car j'ai fait la même manip sur un autre PC sans le moindre soucis.
Si quelqu'un peu me donner une réponse à ce mystère, je suis preneur.

23 février, 2006 21:17  

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vendredi, septembre 09, 2005

« Je ne l'ai pas lu dans les journaux »

Intéressant témoignage de Daniel Schneidermann, sur son blog, concernant la qualité de service de 9Telecom, et des fournisseurs d'accès en général. Le journaliste y raconte ses galères (dont il n'est bien sûr pas la seule victime), et surtout s'interroge sur l'attitude des journaux qui préfèrent parler de la rivalité Sarkozy-Villepin que des problèmes de connexion à Internet...
« Depuis que je me débats dans mes malheurs, explique-t-il, tous les initiés me regardent avec une sorte de compassion condescendante : « comment, tu ne savais pas ? Mais Neuf, ça ne marche pas. Des histoires comme les tiennes, il y en a plein ». Eh bien non, je ne savais pas. Sinon je serais allé directement chez Free, tiens. Je ne l’ai pas lu dans les journaux».
Bien sûr, Schneidermann parle de la presse traditionnelle, et non des magazines spécialisés (lesquels, il est vrai, sont parfois ardus à décrypter). Mais il a raison. Pourquoi aussi peu de conseils pratiques, de véritables enquêtes destinées aux consommateurs de technologies que nous sommes dans la presse quotidienne et hebdomadaire ? D'autant plus qu'à l'heure actuelle, pratiquement tout le monde utilise Internet pour des besoins personnels ou professionnels... Or, quand Le Monde ou Libé parlent de sujets "multimédia", c'est pour présenter un produit à la mode, faire témoigner un spécialiste ou parler de parts de marché...
La réponse est simple : parce que les journalistes traditionnels pensent que ces sujets relèvent de questions techniques et que, donc, elles ne sont pas dignes d'un journaliste... Et pourtant, il s'agit davantage de problèmes de vie quotidienne que tout le monde a rencontré : arnaques à la hot line, publicité mensongère, irrespect du client, services inadaptés, etc. Que ces problèmes concernent l'automobile, les contrats d'assurance ou les supermarchés, ils relèvent du même contexte. Pourquoi en parlerait-on dans un cas et pas dans l'autre ?
Et puis, après tout, se demander s'il vaut mieux voter Sarkozy ou Villepin, comparer les projets, savoir qu'on va en prendre pour plusieurs années, tout cela me paraît du même ressort que de comparer Free et 9Telecom. Mais c'est vrai, il faut faire un minimum d'enquête : passer à la loupe les tarifs et les contrats utilisateurs, savoir lire entre les lignes... C'est du boulot. Tant pis pour les lecteurs.
Pour le reste, les commentaires qu'on trouve suite à l'article de Schneidermann sont toujours les mêmes : mon fournisseur est meilleur que le tien, ou n'allez pas chez lui, c'est l'arnaque... Les goûts et les couleurs, hein. D'ailleurs, le phénomène est identique quand on parle de voitures, de contrats d'assurances ou de supermarchés. Les uns ne rencontreront aucun problème avec le produit ou le service qu'ils ont acheté, et ils en feront la promotion, les autres auront (ne serait-ce qu'une fois) un mauvais contact ou affaire à un produit défectueux et s'empresseront de critiquer leur fournisseur ou leur produit...
Bref, il manque encore en France, à la différence de ce qui existe notamment dans la presse américaine, de véritables rubriques consacrées aux aspects pratiques et consuméristes du multimédia et de l'Internet. Jusqu'à quand ?

3 Commentaires:

Anonymous JPS a écrit...

« Jusqu'à quand ? », ben on t’attend avec impatience…

10 septembre, 2005 12:35  
Anonymous Anonyme a écrit...

Tu te trompes ce n'est pas Daniel Schneidermann qui à écrit se qui suit, mais David Abiker... Ca fait un pas pro comme erreur pour un journaliste....

« Depuis que je me débats dans mes malheurs, explique-t-il, tous les initiés me regardent avec une sorte de compassion condescendante : « comment, tu ne savais pas ? Mais Neuf, ça ne marche pas. Des histoires comme les tiennes, il y en a plein ». Eh bien non, je ne savais pas. Sinon je serais allé directement chez Free, tiens. Je ne l’ai pas lu dans les journaux».

07 novembre, 2005 22:28  
Blogger DS a écrit...

Ben non. Je regrette, le texte est signé de Daniel Schneidermann. Il est d'ailleurs intitulé "Si je vous écris moins que David, c’est la faute à Neuf Télécom"... Comment David pourrait-il écrire moins que David ?

08 novembre, 2005 09:27  

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lundi, septembre 05, 2005

Windows garanti sans bugs ?

Il fallait bien que ça arrive un jour : les utilisateurs de Windows se sont finalement aperçus que leur système d’exploitation préféré était régulièrement truffé de bugs. Du coup, alors que Microsoft vient d’annoncer le lancement d’une version béta de son prochain système dénommé Vista, une association de consommateurs exige purement et simplement que Windows soit désormais livré avec une garantie anti-bogue.
C’est le "Committee to Fight Microsoft" dirigé par l’avocat Andy Martin qui est à l’origine de cette campagne. Il reproche à Microsoft de vendre des produits défectueux et l’accuse de "fraude massive au consommateur". L’association réclame au passage que Microsoft cesse de vendre des logiciels avant qu’ils soient finis.
« Aucune autre entreprise en Amerique ne se permet de vendre des produits défectueux en espérant que ses clients attendront des années qu’elle corrige une multitude de bugs et de vulnérabilités pour que le produit fonctionne normalement », explique l’avocat. Réponse de Microsoft : «Il est impossible de garantir la sécurité absolue, mais Microsoft pense que Vista sera la version la plus sécurisée de Windows jamais commercialisée par notre groupe». On n’a pas déjà entendu cela par le passé ?

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samedi, septembre 03, 2005

Peut-on encore parler d'informatique ?

Il y a quelques années, appelons ça le moyen-âge de l'informatique personnelle, les vendeurs de micro-ordinateurs peinaient à trouver des idées pour vendre leurs produits aux familles.Leur argument se limitait à "Ça vous servira à vous initier à l'informatique et à la programmation". On osait à peine parler de jeux (lesquels se distinguaient par des formes pixélisées en 2D qui se baladaient sur l'écran). Puis les éditeurs de logiciels ont commencé à abandonner le terrain pour se consacrer aux applications "sérieuses". Du coup, finis les beaux boitiers aux formes arrondies et aux couleurs pétantes pour séduire le grand public : les constructeurs d'ordinateurs ont progressivement mis la clé sous la porte.
Regardez maintenant ce qui se passe dans ce secteur : Microsoft rachète une boîte de téléphonie, Apple devient numéro un de la musique en ligne, Google numérise la terre entière et n'importe quel PC sert en priorité à lire des DVD, à échanger des MP3, à regarder la TNT et à faire du montage vidéo...
L'ordinateur d'aujourd'hui répond aux promesses d'hier, prétendent les enthousiastes. C'est vrai, mais peut-on encore parler d'informatique ? Surtout si l'informatique réinvente la roue : on pouvait très bien utiliser un téléphone pour téléphoner, aller à la Fnac pour acheter un disque, ouvrir un Atlas pour découvrir le monde et utiliser un magnétoscope ou un lecteur de DVD pour voir un film... Mais tout cela, on le fait maintenant avec un seul appareil. Qui, d'ailleurs, ne fonctionne pas forcément mieux que les objets traditionnels. Moi, par exemple, je préfère entendre clairement mon correspondant m'expliquer sa recette de la ratatouille sur un téléphone à fil que des bribes de phrases sans graves ni aigües noyées dans un souffle permanent. Je trouve aussi que c'est plus sympa de regarder à plusieurs un bon film sur un bon écran que de s'user les yeux sur un moniteur de 17 pouces. Et puis, je déteste passer une demi-heure à reconfigurer ma machine ou à trouver les bons réglages pour bénéficier de fonctions qui, au final, ne me servent que ponctuellement.
Alors ? Alors je me méfie de cette course aux armements qui ralentit les machines aussi sûrement qu'elle donne une fausse idée de l'informatique au plus grand nombre. Je veux que mon ordinateur fasse ce que je lui demande, et je veux pouvoir lui demander de faire ce que je veux. Raison pour laquelle je préfère utiliser ses commandes de base et ses outils standard, quitte à mettre la main à la pâte pour aller un peu plus loin. Bref, je me demande finalement si ce sont pas ces vieux vendeurs qui avaient raison. Car il faudra bien un jour revenir aux sources de l'informatique. Sans connaissance élémentaire, on risque de se retrouver comme un débutant qui prend le volant pour la première fois. Le multimédia, l'audiovisuel, l'interactivité ne doivent pas nous faire oublier qu'il est indispensable de maîtriser un minimum l'informatique et la programmation, comme au bon vieux temps. Et comme tout le monde l'a oublié.
(merci Jean-Luc)

1 Commentaires:

Anonymous Philippe a écrit...

Apprendre à programmer ? Quelle horreur ! Encore un truc d'informaticien ;-)

08 septembre, 2005 12:03  

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